« Ce bien qui fait mal à l’âme » sort en librairie le 4 janvier. Voici un extrait de l’Introduction qui nous dit les raisons du livre :

« Savions-nous, je veux dire, savions-nous vraiment, en quelle manière un geste de bonté véritable, de bonté insensée, excessive, peut bouleverser un être, jusqu’à transformer sa vie tout entière, avant d’avoir accompagné Jean Valjean à la rencontre de l’évêque Bienvenu ? Rien ne laisse mieux éprouver les dilemmes de la responsabilité morale que le chapitre « Tempête sous un crâne » des Misérables, où les exigences de l’honnêteté et de l’intégrité entrent dans un conflit terrible avec le calcul utilitariste des conséquences ».

Nous ne dirons rien pour l’heure des conclusions auxquelles aboutit l’ouvrage. Qu’il nous suffise d’avancer ceci : nulle expérience plus que l’expérience littéraire ici menée ne confirmera davantage les propos que Hannah Arendt tenait, le 20 juillet 1963, dans une lettre à Gershom Scholem :  » À l’heure actuelle, effectivement, je pense que le mal est seulement extrême, mais jamais radical et qu’il ne possède ni profondeur, ni dimension démoniaque. Il peut dévaster le monde entier, précisément parce qu’il prolifère comme un champignon à la surface de la terre. Seul le bien est profond et radical ».

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